Plume bleue

Convaincre en 3mn !

Vous connaissez tous la formule consacrée « LESS IS MORE » ; C’est exactement ce qu’il faut avoir en tête quand il s’agit de pitcher une œuvre, une idée, une proposition, un projet, son activité, son parcours : synthétiser efficacement les informations essentielles. En un minimum de temps, il faut saisir l’opportunité de convaincre, de marquer les esprits, d’éveiller la curiosité, d’ancrer le message clé auprès de vos interlocuteurs. Nul besoin d’être exhaustif, seuls les messages fondamentaux doivent être transmis.

Cette technique du pitch est issue de l’elevator pitch : se vendre dans l’intervalle de montée entre le rez de chaussée et l’étage de la Direction.

Aujourd’hui chacun s’y attèle dans des contextes très divers tant au sein de l’entreprise que pour convaincre un recruteur voire pour le simple plaisir de travailler son potentiel d’éloquence.

L’exercice MT180 (ma thèse en 180 secondes) est particulièrement intéressant car il concerne des individus a priori peu habitués à manier l’art oratoire. Des doctorants doivent transformer leur sujet de thèse souvent très complexe en un exposé simple, clair et compréhensible. Ils disposent de 3mn maximum, en s’appuyant sur un seul slide et ce devant un auditoire de profanes ! C’est un concours, il faut convaincre. Retrouvez le gagnant 2016 des pays francophones en cliquant sur l’image ci-dessous.

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Comment s’y préparer ?

  1. Ne pas chercher à tout dire. Il faut faire des choix éclairés dans la somme d’informations que vous détenez. Identifier les informations clés à transmettre. Ce sont les idées-forces que votre auditoire doit comprendre et retenir, votre punchline.
  2. Construire le déroulé comme une histoire. Pour structurer le pitch, il doit y avoir une progression narrative que marche après marche votre auditoire va monter. Quel que soit le contexte, c’est bien de storytelling dont il s’agit.
  3. Être précis. Les phrases qui portent votre message doivent être courtes, concises. Proscrire le jargon, les termes techniques, les acronymes. Rester simple pour être aisément compris. Privilégier les métaphores et les images. Vous actionnez ainsi le cerveau droit de vos interlocuteurs et favorisez l’appropriation. Notez, comme pour notre doctorant, qu’une note d’humour bien dosée peut être bienvenue. Si vous utilisez un support, il doit être léger, lisible rapidement, évident pour le lecteur. En cohérence avec votre message, il peut être le meilleur allié comme le pire piège. Cf article Sophie Le Stum.
  4. Soigner particulièrement l’introduction et la conclusion. L’introduction crée le contact, capte l’attention, pose le contexte ou l’objectif en quelques termes clairs et précis. La conclusion doit laisser votre auditoire sur une dernière note positive et percutante. Bien poser le point final, un mini silence.
  5. S’entraîner en amont. Les répétitions permettent de travailler les transitions, l’articulation, la ponctuation et les silences qui donnent du relief à votre pitch. Ces temps de pauses et de respiration pour vous et l’auditoire renforcent la force de conviction. Enregistrez-vous pour identifier les phrases faibles et les mots en trop.

Une fois prêt, vous devez être congruent pour convaincre : de la cohérence entre votre contenu et votre communication orale. Venez travailler ces éléments lors de nos ateliers et formations, pour faire de vos pitchs un réel moment de plaisir qui porte ses fruits.

« Dans quelque domaine que ce soit, la perfection est enfin atteinte non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter mais lorsqu’il n’y a plus rien à enlever. » Antoine de St Exupery

Catherine Allain, Conte Clé.

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