Ecrire pour être lu

Ça y est.  Vous venez de passer des heures à rédiger, au choix, les points clé de votre stratégie marketing, vos recommandations client à l’issue d’une mission, ou la présentation d’un nouveau projet.
Vous êtes fier de vous, il y a de quoi. Pourtant, une question banale germe dans votre esprit, avant de se transformer en leitmotiv insidieux : serez-vous lu ?

Ecrire est chose facile. Être lu, c’est une autre histoire.

Voici quelques conseils précis, glanés puis exploités sur le terrain concret de la création écrite. Ils vous éviteront les principaux écueils et vous aideront à capter l’attention de vos lecteurs. Sous réserve, bien entendu, d’avoir au départ une matière intéressante à leur transmettre.

1 – Ne rédigez rien avant de connaître votre conclusion.

Sinon vous risquez de tourner autour du pot. Et de lasser voire dérouter le lecteur. Ecrivez (au brouillon) la conclusion avant le reste. Gardez la sous les yeux tout au long de la rédaction. C’est votre cap, votre point d’arrivée.

2 – Allez droit au but, à l’essentiel.

Evitez les longues introductions, les digressions et chemins de traverse. Déroulez en droite ligne le fil de votre pensée et de vos idées, sans faire de nœuds ou de zigzags.

3 – Hiérarchisez les informations.

Ne donnez pas trop d’informations en même temps, il deviendrait impossible de repérer la plus importante. C’est votre travail de faire le tri, pas celui du lecteur. Lui il lit, c’est énorme.

4 – Evitez les répétitions.

Réfléchissez avec soin à ce que vous voulez dire. Ecrivez-le avec clarté et concision, une fois pour toutes. N’y revenez plus.

5 – Soyez bref, faites des phrases courtes.

Tordez le cou aux longues subordonnées. N’enchaînez pas d’immenses paragraphes vierges de ponctuation, gorgés de phrases qui ne respirent pas. Vous n’êtes pas Marcel Proust.

6 – Soyez précis, concret, spécifique.

Prenez le temps nécessaire pour réfléchir aux mots que vous utilisez. Optez pour l’unicité, l’exactitude. Jetez ce qui est vague, général, abstrait. Méditez cette citation de Mark Twain : « La différence entre le mot juste et le mot presque juste est la même qu’entre l’éclair et le ver luisant. »

7 – Bannissez les adverbes.

Ils alourdissent la phrase, minimisent le propos. Et donnent au lecteur le sentiment que vous êtes incapable de trouver le terme adéquat. Choisissez à la place un verbe ou un adjectif précis pour illustrer votre pensée. Relisez le point 6 et apprenez par cœur la citation de Mark Twain.

8 – Pour insister sur un mot, mettez-le à la fin d’une phrase.

Il faut garder le meilleur, le plus fort, pour la fin. Ce par quoi votre lecteur restera accroché.

9 – Tenez les points d’exclamation sous contrôle !

Le lecteur n’aime guère qu’on lui pointe du doigt les endroits où il doit s’étonner, ou sourire. Il est grand, il sait le faire tout seul.

10 – N’abusez pas des points de suspension…

Ne désignez pas sans arrêt un éventuel sous-texte. Si sous-texte il y a, le lecteur le dénichera sans problème.

11 – Soignez vos titres.

Ceux de vos dossiers, de vos parties ou paragraphes, jusqu’à l’objet figurant comme en-tête de vos lettres. Là encore, précision, clarté et concision s’imposent.

12 – Avant de transmettre votre texte, laissez-le reposer.

Relisez-vous. Corrigez les fautes d’orthographe. Coupez, élaguez ce qui dépasse.

13 – Réécrivez.

Sans hésiter. Ecrire, c’est réécrire.

 

Corinne Klomp

 

Corinne Klomp
Auteure théâtre et radio – Scénariste – Chroniqueuse – Productrice – Formatrice en écriture scénaristique

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